« Sur le digital, nous bougeons plus vite que les agences »

 1972 
Naissance le 25 mai à Saint-Cloud

 

 

 1996 
Diplôme de l’EM Lyon en gestion et finances
Fondation de LDLC

 

 

 2000 
Introduction en bourse sur le second marché

 

 

 2009 
CA de 150 M€, « le milliard de francs »

 

 

 2013 
Premier franchisé du groupe

 

 

 2016 
Rachat du concurrent materiel.net

 

 

 2018 
Première boutique à l’étranger (Espagne)

Olivier de la Clergerie
Directeur général de LDLC

 

Héritier ou entrepreneur ?
Je dirais entrepreneur familial, car j’ai cofondé LDLC avec ma soeur Caroline. Et c’est mon frère Laurent qui a lancé l’impulsion de la création de l’entreprise. Nous sommes la première génération aux manettes de LDLC, spécialiste de la vente en ligne de matériel informatique et high-tech. 

 

Le patron est-il le mieux placé pour gérer la communication de son entreprise ?
Mieux, je ne sais pas, mais en tout cas, il est bien placé parce qu’il connaît son entreprise sur le bout des doigts et lui donne un cap. Il est forcément acteur de la communication de la société qu’il incarne, a fortiori s’il est le fondateur ou cofondateur. Après, il peut impacter la stratégie de communication face aux caméras ou dans l’ombre.

 

Qui vous conseille ?
Pas grand monde. Aujourd’hui, nous avons deux types de communication. D’abord la communication financière pour laquelle nous collaborons avec l’agence spécialisée Actus, car, lorsqu’on est en bourse, c’est une communication à risque. Pour tout le reste de la communication, nous avons développé des services en interne qui jouent le rôle d’agences. Nous avons d’ailleurs notre propre studio pour les visuels et les vidéos.

 

Quelle expérience avez-vous avec les agences ?
Nous avons travaillé avec Publicis dans les années 2000. Avant d’internaliser les compétences, nous avons regardé comment fonctionnaient les agences. Nous nous sommes rendu compte que pour la communication sur nos produits ou nos métiers, nous étions les mieux placés pour le faire. Elles ont peu de valeur ajoutée pour nous, car nous sommes assez pionniers en matière, par exemple, de communication sur le digital et nous bougeons plus vite que les agences.

 

La communication, inné ou acquis ?
C’est de l’acquis pour moi. Je ne suis pas un communicant naturel, mais je suis maintenant à l’aise avec la communication. J’ai appris, au fil du temps, à gérer les tempos de communication et à adapter mes propos aux différentes cibles auxquelles j’ai affaire. 

 

La communication est-elle dangereuse ?
Évidemment, comme chaque fois que l’on s’expose. Personne n’est à l’abri d’un bad buzz. En 2005, nous avons eu un gros problème logistique. Il a engendré des retards de plusieurs mois sur nos livraisons. Ce qui a logiquement eu un impact sur notre image. Nous avons mis longtemps à nous en relever en étant irréprochables sur nos engagements par la suite. C’est un travail de longue haleine. La dégradation de l’image est rapide, la réparation extrêmement longue, car le web a de la mémoire. Des années plus tard, on nous reparlait de cet accident logistique.

 

Une campagne qui vous a marqué ?
La publicité de Nestlé avec la fameuse phrase « Tu pousses le bouchon un peu trop loin Maurice. » Je ne me souviens plus du produit, mais je trouvais cette campagne redoutable avec son décalage et cette phrase qui s’est instantanément ancrée dans ma mémoire.

 

Tablette ou papier pour vous informer ?
Tablette définitivement. Je n’ai pas oublié le papier, mais, en mobilité, la tablette est tellement plus pratique. 

 

Plutôt Facebook ou Twitter ?
Je préfère Twitter, car c’est une sorte de flux d’information pour moi. C’est mon outil de veille, une sorte de nouveau flux RSS.

 

Journalistes, amis ou ennemis ?
Je n’ai pas d’a priori sur le métier en lui-même. Je ne pars pas du principe que les journalistes sont des ennemis. Après, cela ne m’empêche pas d’avoir eu de mauvaises expériences avec des individus.