« Le marketing d’accord, mais dans l’hôtellerie il faut aimer les gens »

 1948 
Naissance à Crépieux-la-Pape (69)

 

 1976 
Entre dans le groupe Synthélabo

 

 1983 
Directeur d’agence d’un groupe allemand (Hellige) spécialisé en électronique médicale

 

 1989 
Création de LVL Médical, société de santé à domicile

 

 2012 
Création de Lavorel Hotels après la vente de LVL Médical

Jean-Claude Lavorel
PDG de Lavorel Hotels

 

Héritier ou entrepreneur ?
Un entrepreneur né ! Ma maman était mère au foyer et mon père, VRP en produits pharmaceutiques. Il me disait qu’on était une famille d’employés et ne comprenait pas mon envie d’être patron. Mais depuis toujours, je voulais développer des idées et agir.

 

Faites-vous partie de certains réseaux ?
Pas de Cercle, pas de Prisme, pas de Medef, rien du tout. J’ai toujours été indépendant. Je n’ai jamais vu un grand intérêt à faire partie de ces groupes de patrons et puis j’étais débordé ! Je me demande toujours ce que cela pourrait apporter à mon entreprise.

 

Vous préférez le marketing ou la communication ?
À choisir, je suis un peu plus com’ [sic] parce j’aime faire passer des messages et j’y arrive assez bien. En marketing, dans nos métiers, on ne réinvente pas vraiment la roue. J’en fais à ma façon, en me mettant à la place des clients d’hôtels. Ce qui fait la différence dans ce secteur, ce n’est pas le prix, mais l’empathie et l’accueil. Il faut aimer les gens.

 

Le patron est-il le mieux placé pour gérer la communication de son entreprise ?
Indéniablement oui. Quand on communique sur sa boîte, on communique sur ses pratiques et ses valeurs personnelles. Il faut de la cohérence dans sa communication. Je pense être le plus à même de prendre la parole en externe et, évidemment, en interne. C’est fondamental pour obtenir le meilleur de ses collaborateurs.

 

Qui vous conseille ?
Aujourd’hui, plus grand monde. Quand nous sommes entrés en bourse, on m’a suggéré de me rôder à la prise de parole. J’ai fait une formation avec un comédien pour comprendre et maîtriser le tempo, l’intonation et l’articulation dans mes discours ou interviews. C’est la seule formation que j’ai faite. Pour le reste, j’improvise pas mal même si je reste à l’écoute des conseils de mes équipes.

 

Quelle expérience avez-vous avec les agences ?
Une expérience pas géniale. J’ai du mal avec les agences, car elles n’intègrent pas pleinement les valeurs des entreprises. J’ai essayé trois ou quatre fois sans grand résultat. Aucun responsable d’agence n’a demandé à passer du temps avec moi pour savoir ce qu’était réellement ma société. Du coup, j’internalise les compétences au maximum.

 

Une campagne qui vous a marqué ?
Ce n’est pas vraiment une campagne, mais plutôt un outil de communication qui m’a toujours fasciné : les véhicules de JCDecaux. Toujours ultras propres, jantes chromées et nom de la marque bien visible. C’est pour cela que, quand je dirigeais LVL Médical, j’ai opté pour des véhicules très visibles et toujours clean pour qu’on se dise « eux, c’est du sérieux ». Dans le secteur de la santé, nous ne pouvions pas avoir des véhicules sales ou en mauvais état.

 

Un patron qui vous a marqué ?
Roger Caille, le fondateur de la société de transports express Jet Service (Lyon). Il s’est fait tout seul en commençant par faire des livraisons lui-même, en 4 L. 

 

Tablette ou papier pour vous informer ?
Plutôt smartphone pour les alertes. Sinon, j’écoute la radio.

 

Plutôt Facebook ou Twitter ?
Ni l’un ni l’autre. Je vais un peu sur LinkedIn pour liker les messages de mes équipes sur la société et pour voir les profils des gens qui me sollicitent pour un job. Je lis et réponds à chacun.

 

Journalistes, amis ou ennemis ?
Je n’ai pas d’a priori. Parfois, certaines rencontres se passent mal sans savoir pourquoi. Sinon, je parle facilement, je n’ai pas de tabou sur la société. Ma seule frontière : ma vie privée.