« Je ne serai jamais à la Une de Lyon People. Je danse trop mal. »

 1988 
Doctorat de biologie moléculaire

 

 2003 
Création de Santé Vet (Lyon)

 

 

 2015  
Déménagement dans l’emblématique immeuble Citroën de Lyon

 

 

 2017 
Première campagne TV pour Santé Vet

 

Jérôme Salord
PDG des assurances Santé Vet

 

Héritier ou entrepreneur ?
J’ai un père entrepreneur, mais je n’ai hérité que de son envie d’entreprendre. J’ai commencé par passer un doctorat de biologie moléculaire. J’ai ensuite dirigé une business unit dans un laboratoire scientifique vétérinaire. Ce qui m’a redonné l’envie d’entreprendre. 

 

Plutôt marketing ou communication ?
Nous sommes dans le business des animaux de compagnie, Santé Vet vend des contrats d’assurance. Nos produits sont peu connus du grand public et peu achetés, parce qu’ils ne sont pas obligatoires. Par conséquent, je suis plutôt marketing. Nous avons encore besoin de créer l’usage et de faire beaucoup d’évangélisation. 

 

Qu’est-ce qu’un bon directeur marketing-communication ?
Celui qui atteint les objectifs commerciaux. Selon moi, une campagne se mesure essentiellement à ça. Nous sommes une entreprise financière. Nous avons besoin de retour sur investissement à court terme. Ce qui explique d’ailleurs que nous avons mis du temps à faire une campagne de notoriété. Sur ce genre de communication, il est très difficile d’avoir un ROI. 

 

Qui vous conseille ?
Je n’aime pas travailler avec les agences. J’ai le sentiment que nous sommes les mieux placés pour parler de nos produits. Chez Santé Vet nous intégrons tout : le marketing, le web, la création… Les collaborateurs imaginent les axes de communication et nous en discutons en comité de pilotage. C’est ce qui s’est passé pour notre campagne TV. Nous avons contribué au contenu, mais nous avons externalisé la production du spot.

 

Pourquoi cette méfiance vis-à-vis des agences ?
À la création de Santé Vet, nous avons travaillé avec une agence parisienne. C’était un contrat à plusieurs centaines de milliers d’euros. La première chose que l’agence a faite est de nous inviter dans un grand restaurant. Comme ils ont choisi de dépenser leur argent pour nous nourrir, je me suis dit qu’ils ne méritaient pas que je leur donne mon argent. D’une manière générale, j’ai souvent eu l’impression de souffler 90 % des idées. Les agences nous faisaient payer la mise en forme.

 

Votre meilleur coup en communication ?
« Assurer son animal, c’est pas bête », le slogan de notre premier spot TV. C’est un jeu de mots, qui interpelle et résume bien notre business. Il permet d’introduire très bien le motto de Santé Vet : « permettre au plus grand nombre d’accéder aux meilleurs
soins vétérinaires ». 

 

Vous avez trouvé votre slogan en interne ?
Pas du tout ! C’est une agence qui a eu l’idée. J’ai bien conscience que ça ne coïncide pas avec ce que j’ai dit précédemment.

 

Le patron est-il le mieux placé pour gérer la communication ?
Je suis le garant de l’image de marque de l’entreprise. Après je ne maîtrise pas les techniques et je n’ai ni la formation ni la culture générale. Je fais donc confiance à mon entourage pour les pratiques. 

 

Êtes-vous un patron tendance Martinet ou Michelin ?
Ni l’un ni l’autre. Je ne me mets pas en avant, même si nous organisons la communication autour de ma personne. Aux vues de l’engagement de nos actionnaires, nous avons besoin de montrer Santé Vet. Je ne ferai toutefois pas la Une de Lyon People. D’ailleurs, je danse très mal.

 

Numérique, ou papier pour vous informer ?
Mon ordinateur a toujours un accès ouvert à l’info. Je lis très peu les journaux. Sauf Le Monde et Le Figaro en ligne. De temps en temps L’Express. Et je ne regarde jamais la télévision.

 

Plutôt Facebook ou Twitter ?
Aucun des deux. Je possède des comptes, mais je n’y vais jamais. Je suis incapable de m’en servir. Il n’empêche que la société est présente sur les réseaux sociaux.