« Pour être entendu, pas la peine de réinventer la poudre »

 1974 
Naît à Annecy

 

 

 1994 
Arrête le lycéeen Terminale, sans passer le bac

 

 

 1996  
Lance sa première société de maintenance informatique

 

 

 1997 
Crée Network Communication, le premier fournisseur d’accès à Internet à Annecy

 

 

 2001 
Lance Taptoo, une société spécialisée dans le rachat, la mise à niveau et la revente de parcs informatiques

 

 

 2007 
Se lance dans le meuble avec Miliboo

 

 

 2015  
Introduit Miliboo en bourse

Guillaume Lachenal
Président fondateur de Miliboo (74)

 

Héritier ou entrepreneur ?
Je suis un pur entrepreneur. Et même maladif. Originaire d’un milieu ouvrier à Annecy. À 12 ans, je demandais à mon entourage comment devenir patron. Et à 16 ans, j’ai même appelé l’URSSAF pour savoir comment faire. L’entrepreneur est pour moi la représentation de la force et de l’indépendance. J’ai laissé les études en terminale avant le bac, tant je voulais cette indépendance.

 

Plutôt marketing ou communication ?
Plutôt marketing. Dans ce domaine, il faut se réinventer en permanence, notamment en e-commerce. On peut toujours améliorer les campagnes grâce aux différents leviers à disposition. De plus, on voit les effets en quasi direct, c’est addictif. J’ai une direction marketing, mais je regarde toujours cela de près.

 

Le patron est-il le mieux placé pour gérer la communication de son entreprise ?
Évidemment. Pour bien parler de son entreprise, il faut la connaître par coeur. Le meilleur communicant d’une boîte, c’est le patron et, a fortiori, son fondateur. 

 

Qui vous conseille ?
On a une fâcheuse tendance à tout internaliser. Mais on travaille avec Kalima une agence parisienne de RP pour la communication produit et corporate. Nous travaillons main dans la main depuis cinq ans en toute confiance. Pour la communication financière, très encadrée, nous collaborons avec Actus.

 

Qu’est-ce qu’un bon dircom ?
J’avais une directrice de la communication et j’ai un directeur marketing. La frontière entre les deux postes est parfois mince et il faut bien distribuer les missions. Quand ma dircom est partie après 10 ans chez nous, j’ai repris beaucoup de ses missions. 

 

La communication, c’est inné ou acquis ?
J’ai une facilité à communiquer, mais, au long de ma carrière, j’ai appris à mieux le faire. Il y a une période d’apprentissage pour acquérir les spécificités de la communication corporate, produits ou financière.

 

La communication est-elle dangereuse ?
Elle peut l’être. C’est une arme que l’on peut utiliser à bon escient, mais que, parfois, certains journalistes retournent contre nous. Par exemple, le journaliste français, on ne sait jamais s’il est bienveillant ou non. Je n’ai pas de mauvaise expérience, mais j’ai vu des dérapages chez d’autres alors j’ai un réflexe de prudence envers la presse.

 

Une campagne qui vous a marqué ?
Celle pour Cachou Lajaunie. Je trouvais ça hyper osé la femme sexy et rigolote pour vendre des bonbons. Cela m’a appris que pour être vu, il faut oser. 

 

Tablette ou papier pour vous informer ?
J’ai longtemps été tablette notamment jusqu’à être pour le zéro papier. Mais, depuis quelques années, je redécouvre le plaisir de la lecture sur papier. 

 

Plutôt Facebook ou Twitter ?
Je n’ai pas Facebook et je ne comprends pas le besoin d’étaler sa vie. Du coup, je suis sur Twitter. C’est une façon simple et rapide d’adresser des messages et se tenir informé. Je jette un oeil cinq minutes par jour. Je suis loin d’être drogué.

 

Les meilleurs patrons en France pour la communication ?
Incontestablement Emmanuel Faber, le patron de Danone. J’aime son parler-vrai et son ton assez cash lors de ses prises de parole. Cette communication m’inspire. Il fait et dit les choses simplement, pas de name dropping, pas de concepts fumeux. Bref, pas la peine de réinventer la poudre pour être entendu.