« Une des missions du patron est d’amplifier la notion de fierté »

 1981 
Diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Électricité et de Mécanique de Nancy (ENSEM)

 

 

 1982 
Entrée à la R&D d’EDF à Paris

 

 

 1993 
Victoire de l’OM en finale de la Coupe des clubs champions (je suis Marseillais !)

 

 

 2004 
Entrée au cabinet du président d’EDF

 

 2008 
Arrivée à la direction commerce EDF AuRA à Lyon

 

Christian Missirian
EDF Commerce AuRA

 

Héritier ou entrepreneur ?
Je suis un héritier des valeurs de ma famille. Mes parents étaient entrepreneurs et je pense que j’ai gardé cet état d’esprit, même si mon parcours professionnel n’est pas celui d’un entrepreneur au sens strict du terme.

 

De quels réseaux faites-vous partie ?
Je représente le Medef à la chambre de commerce et d’industrie de Lyon ainsi qu’à la chambre régionale. Je suis également président du TUBÀ, membre du 107 et de la French Tech… Nous servons des entreprises et des collectivités chaque jour, je suis à l’aise dans ces milieux. 

 

La communication innée ou acquis ?
C’est un acquis. Je me suis formé à la prise de parole en public notamment. Mais, il faut aimer ça. La communication c’est beaucoup de travail, de la disponibilité et de l’écoute. Ce que l’on porte doit être aligné avec ce que l’on incarne. Il est donc primordial d’être authentique. 

 

Le patron est-il le mieux placé pour gérer la communication de son entreprise ?
Oui, à la condition que la communication soit en phase avec la stratégie business. Le patron doit amplifier la notion de fierté. Aujourd’hui les salariés sont les premiers ambassadeurs de l’entreprise. Chez EDF nous avons une démarche employee advocacy intitulée #touscommerciaux. Nous portons tous les valeurs de l’entreprise.

 

Qui vous conseille ?
C’est un travail collectif et quotidien réalisé en interne. Pascale Savey, ma directrice de communication évidemment, aidée de toute son équipe, me fournit un nombre considérable d’informations. Je suis convaincu de la nécessité de rester à l’écoute de ses équipes comme de l’externe, afin de ne pas se déconnecter de la réalité. Nous avons aussi un comité directeur dans lequel la parité est respectée. Cela offre un assemblage des sensibilités intéressant.

 

Quelles latitudes avez-vous sur la communication d’EDF en AuRA ?
Nous réalisons depuis Lyon, toute la communication de proximité et la valorisation des actions que nous menons sur le territoire. Nous avons la main aussi pour valoriser nos clients et nos salariés. Et je suis bien sûr, le relais local des positions nationales.

 

Et en matière de marketing ?
Nous sommes en plein développement de l’autoconsommation des entreprises. Nous faisons ici le choix du ciblage des clients. Nous organisons et valorisons la campagne que nous mettons en place. C’est d’autant plus facile à Lyon que nous avons une grande capacité d’innovation avec Smart Electric Lyon depuis 2013. Nous sommes à l’avant garde sur ces questions et donc sur le positionnement.

 

Comment choisissez-vous vos partenariats ?
Nous nous appuyons sur les valeurs de services publics que porte toujours EDF. Nous soutenons des initiatives pour les entreprises, les jeunes, etc. Celles qui portent de l’innovation, de la solidarité, de la créativité, du sportif… Avec les Nuits Sonores cette année, nous avons proposé de recharger des smartphones en pédalant. Le nombre de km était ensuite converti en euros redistribués au Secours Populaire.

 

Pour vous informer : tablette ou papier ?
Je mélange tous les supports. Cela donne une diversité d’information et une bonne compréhension de la manière dont on peut communiquer sur un sujet. Donc je consulte mon téléphone, ma tablette… et les revues de presse que mes équipes préparent. Je veux avoir un panorama rapide tous les matins sur l’actualité économique, locale et sur nos sujets, comme la mobilité électrique. Ça me permet de me projeter. Charge à moi d’en faire la synthèse et de comprendre ce qui est pertinent pour nous.