« Après notre levée de fonds, il est temps de travailler avec une grande agence »

 2006 
Intégration de GEM et rencontre avec Romain Gentil et Emeric Wasson, ses deux associés

 

 2010 
Création de Wizbii, d’abord dédié à l’entrepreneuriat des jeunes, puis à l’emploi 

 

 2015 
Levée de fonds de 3 M€ avec l’entrée de CapHorn Invest au capital

 

 2017 
Le seuil de rentabilité est atteint avec 3,5 M€ de CA et 65 collaborateurs

 

 2018 
Le groupe financier franco-allemand Oddo BHF entre dans le capital et apporte 10 M€. Le CA est de 7 M€ avec 100 collaborateurs

Benjamin Ducousso
PDG de Wizbii

 

Héritier ou entrepreneur ?
Je suis un entrepreneur à 100 %. Avec deux amis, nous avons créé Wizbii à Grenoble. J’avais 26 ans. C’était la première plateforme professionnelle pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes. Mon héritage n’est pas financier, mais plutôt familial. Mes arrière-grands-parents et mes grands-parents étaient des restaurateurs ruraux. Mon père lui était un cadre supérieur ambitieux. Quant à ma mère, paraplégique, elle a su montrer qu’il faut savoir profiter de la vie. Ils ont forgé ma personnalité et ma volonté de me dépasser.

 

Plutôt marketing ou communication ?
Je suis plutôt marketing que communication, car je travaille plus sur l’objectif. Mais il ne faut pas en faire une religion. Je travaille de façon très étroite avec ma directrice communication marketing, Marlène Rigault. Nous recherchons des messages synthétiques. 

 

Qui vous conseille ?
D’abord des entrepreneurs. Je pense à Olivier Heckmann qui est au conseil d’administration de Wizbii. Il a cofondé le site d’hébergement Multimania et la plateforme de vidéo française Kewego. Il est présent quasiment au quotidien, c’est une sorte de mentor. D’autres dirigeants (que je ne peux citer) me conseillent, notamment dans le secteur bancaire pour me transmettre la compréhension de celui-ci.

 

Quelle expérience avez-vous des agences ?
Nous sommes ultrasatisfaits de Daily RP. Cette agence de relations presse grenobloise nous accompagne depuis nos débuts. Elle est réactive et compétente. Sinon nous travaillons désormais avec l’agence de branding et design parisienne Lonsdale. Elle a notamment travaillé sur le branding de la bouteille d’Évian. C’était le moment pour nous de faire appel à une agence qui a une dimension internationale et une grande expertise.

 

La communication : inné ou acquis ?
Il faut un peu d’inné, car une empathie forte est nécessaire pour comprendre les attentes de nos utilisateurs. Mais on peut développer ses compétences personnelles en communication. 

 

Une campagne qui vous a marqué ?
Celle de street-marketing de Leetchi. Cette plateforme de cagnotte en ligne s’est appuyée sur de véritables clients qui organisaient des événements festifs (pots de départ, naissances, mariages…). L’opération la plus spectaculaire c’était un gâteau de 5 mètres de haut fait en ballons de baudruche avec écrit « Joyeux anniversaire Flo » au bord de la Seine. Cette communication a contribué à décomplexer des start-up à une époque où peu d’entre elles communiquaient.

 

Êtes-vous un patron tendance Martinet ou Michelin ?
Je fais plus attention à des patrons qui me paraissent accessibles comme Céline Lazorthes. C’est la fondatrice et dirigeante de Leetchi. Je pense aussi à Jean-Charles Samuelian, le cofondateur de Alan, une assurance santé digitale. J’aime l’expression de la marque, une expression d’humanité. Il est très talentueux. Il se montre très pédagogue dans ses explications et ramène toujours à sa vision de l’entreprise.

 

Plutôt Facebook ou Twitter ?
Instagram ! Pour des raisons que je ne m’explique pas. Je raconte ce que je vis dans le quotidien. J’aime bien montrer qui je suis… sans être trop exhibitionniste non plus. J’adore l’accessibilité des informations.

 

Tablette ou papier ?
Papier dans l’avion, parce que j’ai le temps. Mais sinon je vais piocher de l’information sur Le Figaro, Les Échos, Google News. Je ne suis pas abonné à des newsletters.

 

Les journalistes, amis ou ennemis ?
Amis. Nous existons parce qu’ils ont été là pour nous aider à expliquer les services que nous proposions.