« L’important c’est le message, moins de savoir qui le porte »

 2000 
Ancien polytechnicien, il prend la tête de l’entreprise familiale Haulotte 

 

 

 2014 
En charge de la négociation sur la modernisation du dialogue social pour le Medef

 

 

 2015/2018 
Président de l’UIMM
Vice-président du Medef

 

 

 2018 
Candidature malheureuse à la présidence du Medef

 

Alexandre Saubot
Dirigeant du Groupe Haulotte et militant patronal

 

Héritier ou entrepreneur ?
Un peu des deux. Je suis le fils du fondateur, donc ce serait mentir de dire qu’il n’y a aucune dimension familiale. En même temps, vu ce que nous avons réussi à faire depuis 2009, année où nous nous sommes effondrés… j’ai validé une vraie capacité à reconstruire et à rebondir. 

 

Êtes-vous plus attiré par le marketing ou par la communication ?
Je n’opposerai jamais marketing et communication, ce sont les deux faces d’une même pièce. Je m’intéresse beaucoup à ces sujets, mais j’ai un mode de management responsabilisant les équipes. Donc finalement, ma mission en la matière consiste surtout à essayer de m’entourer des meilleures personnes.

 

Quelles qualités attendez-vous d’un/e directeur/trice marketing-communication ?
Rigueur et imagination.

 

Le dirigeant est-il le mieux placé pour gérer la communication de son entreprise ?
La communication n’est pas un sujet solitaire. Ce qui est important, c’est ce que veut dire l’entreprise, pas le patron. Le chef d’entreprise n’est qu’une brique de la chaîne. D’ailleurs, lors des conférences de presse ou sur les salons, la parole est partagée. J’insiste : l’important n’est pas qui porte le message, mais le message lui-même. 

 

Qui vous conseille ?
Je n’ai pas de coach. En revanche, j’ai un service interne. Entre l’équipe marketing produit, l’équipe marketing opérationnel et l’équipe communication, nous avons une quinzaine de personnes au siège sur ces sujets ainsi que des relais sur nos sites à travers le monde. Nous travaillons aussi avec plusieurs agences. Notamment Trenta à Saint-Étienne pour la communication, Manifestory à Paris pour l’événementiel et Jetpulp à Lyon pour le référencement de nos vingt et un sites web.

 

Que pensez-vous des agences ?
À chaque fois que nous avons réussi quelque chose avec une agence, c’est parce qu’elle avait parfaitement compris ce dont nous avions besoin. Je leur demande donc d’avoir une vraie capacité à écouter le client pour ensuite exploiter au mieux leurs compétences. Je ne supporte pas qu’on vienne plaquer quelque chose de tout fait, de prêt à mâcher. Une bonne agence est pour moi le mariage réussi entre des compétences professionnelles et une excellente capacité d’écoute.

 

Pour votre candidature à la présidence du Medef, vous vous étiez entouré de communicants. Quel regard portez-vous sur ce milieu ?
J’ai rencontré des gens qui maîtrisaient parfaitement ce métier et qui obtenaient des résultats. Et j’en ai rencontré d’autres qui étaient nettement moins performants. J’ai une culture d’ingénieur, j’aime comprendre et je suis donc assez sensible à la capacité d’expliquer. Il existe peu de génies, il y a des ressorts permettant d’arriver à une réussite. J’ai retenu ceux qui savaient m’expliquer.

 

La communication, est-ce inné ou acquis ?
Pour moi, rien n’est inné. C’est le résultat d’un savoir-faire et de travail. Un président américain disait « je crois beaucoup à la chance. Je constate que plus je travaille et plus j’en ai ». La communication, pour moi, c’est 10 % d’inspiration et 90 % de transpiration. 

 

Comment vous informez-vous ?
Je suis plutôt numérique. C’est beaucoup plus pratique. Je lis L’Équipe, Les Échos, Le Figaro, Le Monde... J’écoute aussi la radio dans la voiture. Je consacre environ une heure par jour à m’informer.