Débloque-Notes
Jacques Simonet
Directeur d'InterMédia
le 3 Février 2019
Quatre loustics dans le vent

Alexandre Guerreiro, Morgan Goux, François Queste et Anthony Macajone (de g. à d.).  © Eric Soudan

 

Dîner intéressant avec quatre jeunes communicants lyonnais qui se sont mis à la colle il y a un an et fêtent leurs noces de coton. 

 

Ils s’étaient connus sur les bancs de Sup de Pub à Lyon. Ensemble, ils avaient participé aux compétitions publicitaires que cette école organise à profusion pour aguerrir ses étudiants. 

 

Après être partis chacun de leur côté, les quatre loustics ont fini par reconstituer la ligue dissoute. Et repris, après quelques hésitations, leur nom de guerre : Salut Fred. 

 

 

Les moustiques chassent en bande. 

 

 

Il s’agit d’un collectif de free-lances qui travaillent en réseau, sans local, les rendez-vous se faisant chez les uns ou les autres. Morgan Goux (graphiste print et digital) avait été le premier à se lancer pendant que les autres cherchaient leur voie dans les stages.

 

Son expérience a été précieuse. Il a été rejoint par le disruptif Antony Macajone (webdesigner et photographe) puis François Queste, le rêveur enthousiaste (concepteur-rédacteur). Et enfin le plus réservé — mais qui n’en pense pas moins — Alexandre Guerreiro (Graphiste et illustrateur).

 

Quand l’un décroche un client, il propose les compétences des autres s’ils peuvent compléter les siennes. Cela a bien fonctionné pour Manit, Tilkee, Composite Prod, Les Bateaux Lyonnais (Lyon City Boat) ou l’agence 6tematik.

 

 

Les mousquetaires se serrent les coudes.

 

 

Leur devise pourrait être celle des Trois Mousquetaires de Dumas : « Un pour tous, tous pour un ». Mais un an c’est aussi l’âge du premier bilan, voire des remises en cause fécondes : faut-il continuer à jouer la carte du collectif de free-lances ou se constituer en agence ? 

 

On pourrait aussi conseiller à cette meute de barbus d’incorporer au moins un élément féminin. J’ai constaté, lors d’une compétition organisée dans une école de publicité, que les équipes mixtes étaient plus fécondes que les teams de filles ou de garçons un peu caricaturaux (très fifilles d’un côté ou un peu raides de l’autre). 

 

Mais les mousquetaires peuvent-ils ferrailler avec une fille à leurs côtés ?