Débloque-Notes
Jacques Simonet
Directeur d'InterMédia
le 17 Octobre 2018
Tirons la chasse !

En avant-première, la Une du n° 1 (à découvrir le 19 novembre dans les kiosques français).

 

Les toilettes, nouvel eldorado de la communication ? Vous connaissiez déjà la publicité dans les w.c. des bars-restaurants, média dont le leader français est d’ailleurs une société de Chambéry (Next One). 

Bientôt ces lieux de vie auront aussi leur revue grand public. Le 19 novembre, deux Lyonnaises vont lancer Flush avec des articles comme « Luchini sur le trône », « L’arnaque des tampons », « sieste aux w.c. de bureau », « bidet, le retour » ou « grossesse et toilettes ».

 

Pourquoi le 19 novembre ? Parce que c’est la journée mondiale des toilettes. Oui, il y a une journée mondiale des petits coins parrainée par l’ONU.

Les deux fondatrices de Flush, Aude Lalo et Aurore-Mauve Voeltzel, n’ont pas froid aux fesses. En effet, si le lectorat potentiel est gigantesque, faire un succès médiatique du sujet semble moins évident.

Qui va bien pouvoir s’abonner à une publication aussi décalée ?

 

 

Un art mineur ?

 

Eh bien ! elles ont déjà un lecteur acquis : moi. Je dois vous avouer que je collectionne… ah non ! pas les lunettes de w.c., il ne faut pas exagérer (quoique). Mais j’ai une passion pour la signalétique des lieux d’aisance que je mitraille dès que je vois un spécimen original.

Je trouve ces pictogrammes particulièrement intéressants tant sur le plan du design fonctionnel que du graphisme (voire de l’art), mais aussi de l’humour et surtout de la sociologie. Ils sont révélateurs des mentalités des différents peuples et notamment de leur représentation des sexes.

Des millions d’êtres humains les regardent sans les voir. Mais cela influence quelque part leur conception de la vie en société.

 

 

Sympaaaaas ! vos toilettes

 

Plus étonnant : les entreprises commencent à se prendre au jeu. Voici un nouveau segment de communication : le pictogramme corporate. Je vous propose ci-joint deux exemples : à l’iFly de Lyon, les petits personnages ont adopté le casque et la combinaison que doivent porter les amateurs de chute libre indoor. 

 

   

 

Au siège de Google à Paris, les créatifs ont entrepris de décliner la mascotte Bugdroid en petit pisseur et petite pisseuse. Pas si facile (les robots ont-ils un sexe ?). Sans compter que maintenant il y a les toilettes pour handicapés. Bugdroid en fauteuil roulant ? Il a dû taper la glissière d’une autoroute de l’information.

 

 

Vous constaterez que, dans les deux cas, le seul attribut qui permet de reconnaître les dames… c’est la jupe. Bizarre à une époque où la plupart des femmes portent le pantalon.