Georges CHAPUIS
| Non mais t'es qui toi ?
Khmer rouge créatif
le 1 Août 2019
Adieu InterMédia, je t’aimais bien !

Souvent vilipendé mais toujours attendu, j’aimais InterMédia car il a accompagné toute ma carrière de publicitaire, pour le meilleur et pour le pire. Et parce que, nostalgie de vieux con, j’aime encore la presse papier à l’heure du numérique, même si je passe désormais beaucoup de temps sur le net. 

 

Lyon est un cimetière de titres, j’en ai lancé quelques-uns dont le regretté Lyon Libération, allez savoir pourquoi ? 

Pas assez d’actualité, pas assez d’activité et, surtout, pas assez d’intérêt de la part des lecteurs.

 

« Bonheur je ne t’ai reconnu qu’au bruit que tu fis en partant » écrivait Raymond Radiguet, InterMédia était ce petit bonheur hebdomadaire qui nous parlait un peu de nous, de la faible actualité d’un métier qui se rétrécissait comme le marché, des nouvelles têtes qui heureusement incarnaient l’avenir et des idées qui continuaient à être le sel de notre activité. 

On l’attendait chaque semaine car il nous donnait l’impression que nous restions vivants, et l’illusion de faire encore un beau métier, avec l’adrénaline des compétitions et des campagnes que l’on voulait toujours étonnantes, malgré le peu de liberté que nous laissaient les annonceurs.

 

Jacques Simonet a eu du courage, courbé le dos lors de l’arrivée de Stratégies, survécu grâce à son équipe et aux revenus du guide, mais les faits sont toujours cruels et les banquiers hélas peu philanthropes.

 

Il rebondira car il est obstiné ascendant têtu, j’attends donc, comme vous, de ses nouvelles.