« Le dircom doit être un chef d’orchestre efficace »

2006
Dircom de la Ville de Reims

 

2008
Dircom de la candidature française d’Annecy aux JO d’hiver

 

2012
Dircom du second CISM World Winter Games

 

2011
Dircom du département de la Haute-Savoie

 

2013
Dircom de la CCI Rhône-Alpes (Lyon)

 

2016
Délégué général du Comité pour la Transalpine (liaison ferroviaire européenne Lyon-Turin)

Stéphane Guggino
Délégué général du Comité pour la Transalpine

 

La communication, vocation ou hasard ?
« Les deux. J’ai étudié l’économie et la politique publique à l’université. Mais j’étais aussi passionné par les arts graphiques et je lorgnais sur les enseignements que dispensait le CELSA. Au final, il y a eu une convergence de calendrier : je jouais à Paris avec mon groupe de musique amateur et le lendemain il y avait le concours du CELSA. J’y suis allé et je l’ai eu. Ensuite, j’ai enchaîné les postes de directeur de la communication. Depuis deux mois, j’entame une nouvelle aventure professionnelle en tant que délégué général du Comité pour la Transalpine (liaison ferroviaire Lyon-Turin), l’un des plus grands chantiers européens du XXIe siècle. »

 

Meilleur coup de communication ?
« La campagne pour la candidature d’Annecy aux JO 2018, malgré le résultat. Organiser des événements pour 30 000 personnes et des points presse aux quatre coins du monde, c’est éprouvant et exaltant. Sur Facebook, nous avons fédéré en quelques mois 130 000 fans. Le record reste inégalé. Nous avons aussi créé la première application mobile dédiée à une candidature aux JO. »

 

Pire souvenir ?
« Paradoxalement, il s’agit du même dossier. Nous avons mené une bonne communication mais il y avait un gros volet lobbying dont je n’avais pas pris la mesure. Pour défendre cette candidature annécienne, une multitude d’acteurs (politiques, économiques…) devaient être fédérés. La gouvernance était très complexe. Suite à cette expérience, j’ai suivi un master en lobbying et relations internationales. »

 

Qu’est-ce qui vous inquiète le plus dans l’évolution de votre métier ?
« Je ne suis pas inquiet, plutôt stimulé. Le métier évolue très vite, il faut être aux aguets des nouveaux outils et enjeux. Le dircom ne peut pas maîtriser tous les outils mais il doit les comprendre pour être un chef d’orchestre efficace. »

 

Votre patron comprend-t-il quelque chose à la communication?
« Jacques Gounon, le président du Comité pour la transalpine, a une parfaite maîtrise de la communication. Tout comme François Lépine, le vice-président délégué. »

 

Quel regard portez-vous sur les jeunes communicants ?
« Je sens de la crainte quant à leur avenir. Mais en même temps un appétit et un sens de la créativité aiguisés. Avec les nouvelles technologies, les jeunes disposent d’une aisance naturelle assez désarçonnante. »

 

Est ce qu’il y a des gens qui pensent que la communication ne sert à rien ?
« Je ne crois pas. Par contre, personne ne met la même chose derrière ce mot. Tout le monde donne son avis, même le plus inepte. Ce que j’ai constaté durant ma carrière : quand ça va bien, ce n’est jamais grâce à la communication ; quand ça va mal, c’est toujours la faute de la communication. »

 

Êtes-vous plutôt diesel ou Ferrari ?
« Hybride. Je suis diesel dans la conception stratégique. Je prends le temps de réfléchir, le concept doit être solide pour pouvoir passer en mode Ferrari sur le terrain opérationnel. »

 

Quelle image renvoyez-vous à votre équipe ?
« J’entretiens des relations fortes avec mes équipes. Le management me passionne. Nous partons d’une feuille blanche et créons collectivement quelque chose en agrégeant des compétences variées : graphiste, rédacteur, vidéaste, mediaplanneur… D’ailleurs, je délègue plus facilement qu’autrefois. C’est un facteur clé de performance. »

 

Le profil du collaborateur idéal ?
« Il doit être fiable. Ce mot résume tout pour moi. C’est-à-dire quelqu’un d’autonome, de disponible et de réactif. Il sait rendre des comptes quand il le faut. Quand on lui confie une mission, on est tranquille. »

 

Où serez-vous dans cinq ans ?
« Je ne sais pas, je viens de prendre mon poste au service d’un projet européen qui a pour échéance 2030. »