« 
Notre métier est soumis à une réactivité trop grande »

1989

Journaliste puis chef d’édition chez TLM

 

1992

Reporter et animatrice chez RFO Cayenne

 

1993

Rédactrice en chef de M6 à Lyon

 

2010

Dircom de l’OPAC du Rhône

 

2016

Dircom de Lyon Métropole Habitat

Sophie Descroix
Directrice de la communication de Lyon Métropole Habitat

 

La communication, vocation ou hasard ? 

« Ni l’un, ni l’autre. Après 20 ans de journalisme et la fermeture du bureau lyonnais de M6 que je dirigeais, j’ai pensé que je ne retrouverais pas ici un job aussi intéressant. J’ai donc décidé de changer de métier en optant pour la communication, mais avec l’envie forte de travailler dans le public. Et j’ai eu la chance d’intégrer l’Opac du Rhône en 2010. Puis j’ai pris en charge la communication de Lyon Métropole Habitat, une enseigne née en 2016 de la scission de l’Opac.»

 

Meilleur coup de communication ?

« La campagne grand public de lancement, au printemps dernier, de notre nouvelle marque Lyon Métropole Habitat. On a travaillé vite, nos équipes se sont beaucoup impliquées et nous avons eu de nombreux retours positifs. »

 

Plus gros flop ?

« En 2011, une carte de voeux numérique que plein de gens n’ont pas réussi à ouvrir !  Il a fallu rebricoler le format, refaire des envois… »

 

Qu’est-ce qui vous inquiète le plus dans l’évolution de votre métier ?

« Qu’il soit de plus en plus soumis à une réactivité trop grande, particulièrement à cause de l’emprise des réseaux sociaux. Il ne faut pas se laisser emporter et bien maîtriser le contenu. »

 

Quel regard portez-vous sur les jeunes communicants ?

« Ils sont très débrouillards, enthousiastes et à l’aise avec les nouvelles technologies, mais pas forcément très bons en rédaction. Je les trouve aussi courageux vis-à-vis du monde qui les entoure. »    

 

La première chose que vous faites en arrivant au bureau ?

« Je dis bonjour, je bois un café et j’attaque ma revue de presse. »

 

Êtes-vous plutôt diesel ou Ferrari  ?

« Plutôt Ferrari, naturellement, mais il faut aussi savoir être diesel pour durer. »

 

Votre patron s’intéresse-t-il à la communication ? 

« Oui, Bertrand Prade, le directeur de Lyon Métropole Habitat, s’intéresse tout spécialement à la communication interne et à l’accompagnement du changement. Notamment lors de la scission de l’Opac. Mais il s’est aussi beaucoup investi dans la campagne de communication externe du printemps. »

 

Quelle image pensez-vous renvoyer à votre équipe ?

« J’espère avoir l’image de quelqu’un qui travaille beaucoup et qui fait confiance à ses collaborateurs...  Mais c’est plutôt à eux qu’il faudrait poser la question ! »

 

Le profil du collaborateur idéal ?

« Complémentaire, enthousiaste, impliqué dans son travail, en un mot différent, pour qu’on s’enrichisse mutuellement. »

 

Peut-on faire de la communication toute sa vie ? 

« Je ne sais pas, j’ai commencé tard dans ce métier. Je ne suis pas lassée mais toujours pleine d’enthousiasme. Je ne sais pas où je serai dans cinq ans, mais sûrement encore dans la communication. »

 

Et si vous n’aviez pas fait de communication ?

« J’aurais continué le journalisme ! »