« La communication est perçue comme stratégique définitivement »

2000

Responsable événements spéciaux et communication multimédia, Eurosport

 

2003

Nommée responsable marketing new media

 

2006

Nommée responsable du trafic commercial

 

2008

Responsable marketing des contenus sport, SFR

 

2010

Nommée responsable événementiel et partenariats sport

 

2012

Nommée responsable marketing RH, relations-école et alternance

 

2016

Dircom de l’Université Grenoble-Alpes

Sandra Démoulin
Dircom de l’Université Grenoble-Alpes (38)

 

La communication, vocation ou hasard ?

« Lorsque j’étais étudiante à Sciences-Po Lille, j’ai fait un stage comme attachée de presse au ministère de l’Éducation nationale. J’envisageais en effet d’être journaliste. Mais j’ai découvert la communication et fini au Celsa. J’ai commencé mon parcours professionnel chez Eurosport, à divers postes de communication. Par la suite, j’ai continué dans le sport en prenant en charge les contenus liés au sport chez SFR. En 2012, SFR m’a nommée responsable de la marque employeur et des relations avec les écoles. Cela m’a amené à mon poste actuel, dircom de l’Université Grenoble-Alpes (UGA). »

 

Meilleur coup de communication ?

« Je viens d’organiser la première rentrée de l’UGA, l’établissement étant né en janvier de la fusion des trois universités grenobloises. C’était une journée événementielle où nous avons accueilli 8 000 personnes au village d’animation, 2 000 à une course et 5 000 à un concert gratuit. J’ai dépassé mes objectifs, mais surtout j’ai réussi à défendre et à imposer un projet différent des rentrées passées. »

 

Plus grosse erreur ?

« Chez SFR, nous avions organisé “La semaine des réseaux sociaux”, un événement interne pour former les collaborateurs. Nous avions installé des petits stands à la sortie de la cantine. Mais nous passions nos journées à essuyer les plaintes des collaborateurs. En fait, ils avaient interprété cette initiative comme une façon de les pousser à chercher du travail ailleurs. Il y avait des rumeurs de plan social. Je n’avais pas pris conscience du contexte. »

 

Qu’est-ce qui vous inquiète le plus dans l’évolution de votre métier ?

« La rapidité avec laquelle peut se propager le bad buzz, et la difficulté à le freiner, si on n’est pas vigilant. Le digital est partout, surtout chez les jeunes, qui s’en servent facilement pour faire valoir leurs idées, parfois au détriment de l’institution. »

 

Quelle image renvoyez-vous à vos équipes ?

« Celle d’une passionnée qui ne lâche rien. C’est ma marque de fabrique. Je privilégie aussi l’écoute, la proximité avec mon équipe et le travail collaboratif. »

 

Quel regard portez-vous sur les plus jeunes ?

« Ils sont polyvalents, opérationnels et leur culture digitale est au top ! Mais ils sont impatients. Conscient de leurs compétences, ils voudraient évoluer très rapidement au sein des organisations ; or ce n’est pas toujours possible. »

 

Petite ou grande entreprise, que préférezvous ?

« Eurosport était une entreprise familiale. Par la suite, j’ai eu du mal à me faire à la taille de SFR, qui était plus matricielle et où les relations avec les autres n’étaient pas si évidentes. Je préfère les plus petites structures. Pour autant, petites ou grandes, même combat : la communication doit toujours convaincre. »

 

Est-ce qu’il y a des gens qui pensent que la communication ne sert à rien ?

« La communication est définitivement perçue comme un élément stratégique. Bien sûr, il y a toujours des gens qui pensent qu’elle ne doit pas bénéficier d’autant de moyens, mais cela ne lui enlève pas son degré d’importance. »

 

Si vous n’aviez pas fait de communication ?

« Journaliste sportif, sans aucun doute. J’adore regarder le sport : le foot, l’athlétisme, les sports de glisse… Tout me passionne ! »