« Je n’ai pas vendu mon âme au diable »

1990
Master IUP InfoCom de Lyon 3

 

1990
Journaliste à Cités Télévision (Villeurbanne)

 

1999
JRI et chef d’édition à TLM (Lyon)

 

2002
Rédactrice en chef à Canal 32 (Troyes)

 

2005
Rédactrice en chef du JT de TLM

 

2010
Responsable de la communication interministérielle à la Préfecture de Rhône-Alpes et du Rhône

 

2015
Arrivée chez EDF Commerce

Pascale Savey
Directrice communication et coordination chez EDF Commerce Auvergne Rhône-Alpes (69)

 

La communication, hasard ou vocation ?
« Ni l’un ni l’autre. C’est un choix d’évolution de carrière après 20 ans de journalisme. Quand Le Progrès a cédé TLM où je travaillais, j’ai voulu réorienter mon parcours. Des confrères avaient opté pour la communication et faisaient des choses intéressantes. J’ai compris que cela ne signifiait pas vendre son âme au diable. J’ai donc postulé quand la Préfecture a ouvert un poste de responsable communication. Et j’ai été prise. Cinq ans après, j’ai rejoint la communication d’EDF Commerce. »

 

Meilleur coup de communication ?
« EDF n’est pas forcément un sujet facile à vendre aux médias au quotidien. Je suis assez fière d’avoir, avec mon équipe, réussi à obtenir une interview dans Les Échos de Christian Missirian, notre dirigeant, pour parler innovation. »

 

Plus gros flop ?
« Lorsque j’étais à la Préfecture. Il s’agissait d’une conférence de presse avec le préfet délégué à la défense et à la sécurité pour présenter les opérations de contrôle estivales. En marge de la conférence, le préfet revient sur l’état de santé d’un enfant fauché par une voiture. Un journaliste stagiaire comprend, à tort, que le petit est décédé. Ça a été l’emballement puisque cela a été repris sans vérification par un autre titre au niveau national. »

 

Meilleur souvenir ?
« La rencontre avec le préfet Carenco. J’ai été sa principale collaboratrice et il m’a bluffée par sa simplicité et son humanisme. »

 

Quelle image renvoyez-vous à vos équipes ?
« Je pense être perçue comme chaleureuse et accessible. L’accessibilité est indispensable dans nos métiers. Mon credo en interne : on répond à toutes les sollicitations presse dans les 24 heures et si on dit oui, on dit quand. »

 

Quel regard portez-vous sur les jeunes communicants ?
« J’aime leur enthousiasme et leur envie de bien faire. Je ne suis pas de ceux qui critiquent gratuitement la jeune génération, j’ai été jeune aussi ! C’est vrai qu’ils ont des choses à apprendre, mais nous aussi. Par exemple, ils n’ont peutêtre pas une culture générale aussi fournie que d’autres, mais ils gèrent les réseaux sociaux comme personne. » 

 

Quel profil pour le communicant idéal ?
« Il doit être curieux de tout et ne pas compter ses heures. Aujourd’hui, on cherche des couteaux suisses capables de passer de la communication interne à l’événementiel en passant par le digital en un claquement de doigts. »

 

Première chose en arrivant au bureau ?
« Je lis la presse, on ne se refait pas. C’est primordial d’être au point sur tous les sujets qui touchent notre secteur. »

 

Plutôt diesel ou Ferrari ?
« Je suis une hybride, c’est l’avenir ! » 

 

Où serez-vous dans cinq ans ?
« Encore chez EDF, mais j’aurai sûrement évolué. »

 

Peut-on faire de la communication toute sa vie ?
« Cela fait peu de temps que j’évolue dans ce secteur. Mais je pense qu’il est possible de faire de la communication toute sa vie grâce à la grande diversité des métiers.»

 

Si vous n’aviez pas fait de communication ni de journalisme ? 
« J’aurais été commissaire de police. J’ai longtemps hésité à faire ce métier. J’adore la résolution d’enquêtes. Quand je travaillais à la préfecture, j’ai réalisé un bout de mon rêve en visitant l’école des commissaires de Saint-Cyr-au-Mont d’Or. »