« Énergie et réactivité sont les clés du métier »

1994
Chargé de presse au conseil général des Bouches-du-Rhône

 

1999
Directeur conseil à l’agence Les Nouveaux Mondes (Marseille)

 

2004
Responsable communication de Mutuelle Spheria (Orléans)

 

2007
Responsable communication corporate de Malakoff Médéric (Paris)

 

2012
Dircom du conseil général du Loiret (Orléans)

 

2015
Responsable communication du département de l’Isère (Grenoble)

Manuel Poncet
Responsable communication du département de l’Isère

 

La communication, vocation ou hasard ?
« C’est une vocation découverte au cours d’un stage chez Gallimard Jeunesse, quand j’étais étudiant à Sciences Po. Ce fut la révélation que ma vocation était dans le verbe, que je devais travailler dans le monde de la communication, de l’édition, du journalisme… »

 

Meilleur coup de communication ?
« La création d’un nom pour les habitants du Loiret. Le conseil général avait lancé un site baptisé adopteunnom.com qui avait recueilli de nombreuses propositions de noms. Puis un jury de professionnels et de personnalités en a sélectionné trois qui ont été soumis à un vote de la population sur internet et dans 300 urnes chez des commerçants. Près de 19 000 personnes ont participé à cette démarche festive et collaborative, qui a vu la victoire de " Loirétain " sur " Loiréanais ". »

 

Pire souvenir ?
« Une enquête du journal Capital sur le temps de travail. À l’époque, je faisais un remplacement dans le service RP d’une Mutuelle de Niort et j’avais convaincu ma direction de répondre aux journalistes. Mauvaise pioche : on s’est retrouvé dans le classement de " La France qui bulle " versus " La France qui bosse ", parce qu’on avait signé un accord répartissant nos 35 heures sur seulement 4 jours ! »

 

Qu’est-ce qui vous inquiète le plus dans l’évolution de votre métier ?
« Le manque d’humilité : avec le digital et les réseaux sociaux, beaucoup de communicants pensent que la communication peut devenir très puissante par elle-même. Il y a une espèce de griserie à vouloir gagner des dizaines de milliers de followers, alors qu’il s’agit d’un phénomène éphémère, qui a plutôt tendance à faire perdre les pieds sur terre. La communication n’est pas autonome. Elle n’est intelligente et efficace que si elle comprend bien la stratégie de l’exécutif des dirigeants et l’univers dans laquelle elle évolue. »

 

Comment trouvez-vous les jeunes communicants ?
« Je leur porte un regard assez admiratif. Ils ont une énergie folle et sont très en phase avec la société où ils évoluent. Je les trouve très clairvoyants, mais parfois un peu trop exigeants. »

 

Êtes-vous plutôt Diesel ou Ferrari ?
« Plutôt Ferrari, je suis très réactif dans l’environnement où j’évolue. Énergie et réactivité sont les clés du métier de dircom. Mais parfois, la route est longue ! »

 

Quelle image renvoyez-vous à votre équipe ?
« Celle d’un manager bienveillant, capable de créer un univers de travail chaleureux, où les gens soient plutôt heureux de venir travailler le matin. » 

 

Le profil du collaborateur idéal ?
« Celui qui veut progresser. C’est presque le collaborateur qui reste avec vous tant qu’il apprend. C’est celui qui prend des responsabilités, qui est exigeant sur son métier, pompe mon expérience pour tout apprendre, tout savoir. »

 

Peut-on faire de la communication toute sa vie ?
« Oui, parce que c’est un métier où l’on découvre sans cesse de nouvelles choses, un métier aux multiples facettes où l’on évolue vers le management et la stratégie. »

 

 

Où serez-vous dans cinq ans ?
« Sûrement toujours dans la communication, dans le service public et au service d’un territoire. »