« C’est un métier pour les gens qui aiment aller vite et sont réactifs »

1988
Première émission radio à 14 ans

 

1997
Musicien et relation media du bagad de Lann-Bihoué (service militaire)

 

1999
Animateur et chargé des partenariats Europe2 puis Virgin Radio

 

2009
Speaker ASSE et toujours depuis…

 

2010
Responsable marketing et ventes du Pays Roannais

 

2013
Directeur régional des ventes du Groupe Centre-France

 

2014
Dircom et événementiel Roannais Agglomération et Ville de Roanne

Emmanuel Demont
Dircom et events de Roannais Agglomération et de la Ville de Roanne

 

La communication, vocation ou hasard ?
« Une vraie vocation ! J’ai toujours eu le goût du contact et de la transmission, par exemple délégué de classe au lycée. Et j’ai fait mes premières armes d’animateur à 14 ans dans une radio libre ! »

 

Meilleur coup de communication ?
« C’était en décembre 2015, lors du défi lancé par la Ville de Roanne pour le Téléthon : on a construit la plus grosse papillote du monde. Créée par un artiste local, elle pesait 250 kg et mesurait 6 m sur 1,50 m de haut et 1 m de large ! Elle contenait 15 000 papillotes factices correspondant à autant de vraies, achetées à l’unité par les Roannais. L’opération nous a valu de belles retombées médiatiques, à commencer sur France Télévisions. »

 

Pire souvenir ?
« Un gros bug informatique lors de la soirée inaugurale des illuminations de Noël à Roanne. Et au moment où le maire allait entamer son discours, tout s’est éteint ! La panne a duré 5 minutes, le temps de brancher un ordinateur de secours. J’ai vécu un grand moment de solitude ! »

 

Qu’est-ce qui vous inquiète le plus dans l’évolution de votre métier ?
« Qu’il faille faire toujours plus vite avec moins d’argent. Aujourd’hui, la communication institutionnelle voit ses budgets baisser. Mais le besoin de communiquer, d’expliquer aux gens ce qu’on fait est toujours là. Comme les décisions se prennent de plus en plus tard, on est obligé de travailler davantage en interne. Et par conséquent, d’être très réactif et de privilégier les choses simples. »

 

Comment trouvez-vous les jeunes communicants ?
« Je les adore. Dans la com’, il faut toujours se remettre en question. Les jeunes arrivent avec de nouvelles idées, c’est une grande richesse, même s’il faut souvent les recadrer. Ils apportent de nouveaux regards qui nous permettent d’évoluer. »

 

Êtes-vous plutôt Diesel ou Ferrari ?
« Franchement Ferrari. C’est un métier où il faut aller vite, sans trop réfléchir, sinon on ne fait rien. Pour accueillir la Fed Cup, ce printemps, on a eu 2 mois pour organiser l’événement et transformer une salle de basket en court de tennis. Il ne fallait pas traîner ! »

 

Votre patron s’intéresse-t-il à la communication ?
« Il est passionné par la com’ et ses outils, notamment l’événementiel. Il a compris que nous avons besoin d’expliquer, de faire de la pédagogie. Il s’investit beaucoup et valide tout. »

 

Quelle image renvoyez-vous à votre équipe ?
« Je ne sais pas trop. Mais dans mon comportement, je m’efforce d’être respectueux d’une équipe à qui je demande énormément. D’être un chef à la fois cool et exigeant, toujours prompt à valoriser son équipe et dont le bureau est toujours ouvert. »

 

Le profil du collaborateur idéal ?
« Il a une tête bien faite et des idées, il fait son travail en étant respectueux des autres, en étant conscient qu’on travaille pour la population. »

 

Peut-on faire de la communication toute sa vie ?
« Je pense que c’est possible. C’est certes un métier usant, mais tant qu’on a de l’énergie... »

 

Où serez-vous dans cinq ans ?
« Probablement toujours dans la communication publique. »

 

Et si vous n’aviez pas fait de la communication ?
« J’aurais poursuivi une carrière d’animateur en radio ou dans l’événementiel. C’est aussi ce que je fais régulièrement, en étant l’un des deux speakers officiels de l’ASSE au stade Geoffroy-Guichard à Saint-Étienne. »