« Il devient difficile de trouver le meilleur canal pour toucher la bonne personne »

1996 

Journaliste indépendante

 

1997

Chargée de communication, Syndicat national de l’industrie pharmaceutique (SNIP)

 

2001

Responsable communication, Carl Software

Dominique Balme
Responsable communication de Carl Software (69)

 

La communication, vocation ou hasard ?
« Une somme de hasards qui a mis en lumière une vocation. J’ai choisi d’intégrer l’EFAP, notamment pour sa partie journalistique. Après un DEA à Sciences Po Aix, j’ai été pigiste pour l’association des Maires de France puis j’ai rédigé le livre blanc du syndicat national de l’industrie pharmaceutique (SNIP) avant de prendre en charge sa communication. Depuis 16 ans, je suis responsable communication de Carl Software, un éditeur de logiciels, spécialiste de la GMAO. »

 

Meilleur coup de communication ?
« Il y a 14 ans, j’ai monté les Rencontres du Club Carl, une communauté constituée de clients. Nous sommes passés de 20 à 170 utilisateurs. Nous les réunissons une fois par an, pendant deux journées ponctuées d’activités intensives. Nous avons su créer du lien et une relation commerciale très efficace. »

 

Plus grosse erreur ?
« Lors de mon premier gros salon pour le SNIP. J’avais choisi un “cow-boy du stand”. Il nous a lâché, 3 jours avant, en laissant des équipes techniques sans instructions. J’ai passé la dernière nuit à planter des clous, et ce jusqu’à 5 minutes avant l’inauguration et le passage de la ministre de la Santé de l’époque sur le stand. »

 

Qu’est-ce qui vous inquiète le plus dans l’évolution de votre métier ?
« Avant, quand j’allais sur un salon j’étais sûre de toucher ma cible à 80 %. Aujourd’hui, j’ai besoin de beaucoup plus d’énergie pour identifier les différents canaux de diffusion, sans avoir la certitude de trouver le meilleur et que mon message ira à la bonne personne. »

 

Quelle image pensez-vous renvoyer à votre équipes ?
« Je suis exigeante avec moi-même. Et, par conséquent, avec les autres. Je ne laisse jamais tomber un projet, capable de faire converger tout le monde vers un objectif commun, en créant une forme de stimulation interne. Je suis consciente d’être parfois embêtante… mais je reste à l’écoute. »

 

Est-ce qu’il y a des gens qui pensent que la communication ne sert à rien ?
« Je rencontre encore quelques bougons qui déconsidèrent la communication sous prétexte que la technique est reine. Mais de moins en moins. Les gens ont conscience que les produits ont besoin d’être marketés et que la communication sert, justement, à simplifier et structurer le message technique. »

 

Votre patron comprend-il quelque chose à la communication ?
« Éric Bonnet, notre PDG, estime que c’est un mal nécessaire. Il n’est pas très com’ mais il a un souci de l’esthétisme et du design très prononcé. Du coup, il porte un regard bienveillant sur ces questions. Et me laisse beaucoup d’autonomie. »

 

Peut-on faire de la communication toute sa vie ?
« Si c’est une vocation et que l’on aime cela autant que moi, oui ! Mais il faut régulièrement se former pour garder un train d’avance. »

 

Si vous n’aviez pas fait de communication ?
« Journaliste, sans aucun doute. »