« Je suis venue à la communication autant qu’elle est venue à moi »

1992
Journaliste à l’agence de presse Tramway (Lyon) 

 

1994
Responsable communication clientèle à la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes

 

1995
Journaliste d’entreprise puis responsable communication interne chez Rhône-Poulenc Agro

 

1999
Responsable communication interne puis communication corporate d’Aventis CropScience

 

2002
Dircom France de Bayer CropScience (Lyon)

 

2004
Dircom interne corporate de Bayer CropScience (Allemagne)

 

2006
Dircom Corporate du Groupe SEB (Lyon)

Élisabeth Meurs
Directrice de la communication corporate du Groupe SEB

 

Communication, vocation ou hasard ?
« J’ai un parcours de formation d’abord littéraire puis journalistique. J’ai démarré en agence de presse puis j’ai “basculé de l’autre côté”, chez l’annonceur. J’ai ensuite pratiqué tous les métiers de la filière. Je suis venue à la communication comme elle est venue à moi. La mise en scène, la mise en relation et l’écriture occupent depuis toujours une place centrale dans mon activité professionnelle. »

 

Meilleur coup de communication ?
« Plutôt un très bon souvenir : en 2007 quand SEB a célébré ses 150 ans. En quelques mois, nous avons changé le logo du groupe, revisité ses valeurs historiques, précisé les éléments fondateurs de son identité, édité un ouvrage témoignant à la fois de l’histoire et du périmètre d’activités du groupe, célébré l’événement avec l’ensemble des salariés dans le monde (intranet dédié, concours, événements locaux), organisé une exposition de plus de 1 200 m2 et invité quelque 1 500 personnes à célébrer ce moment avec nous. Un agréable challenge en définitive. »

 

Pire souvenir ?
« Il n’y a rien de pire que de se souvenir du pire. J’en tire plutôt le meilleur enseignement possible. »

 

Qu’est-ce qui vous inquiète dans l’évolution de votre métier ?
« Les nouvelles pratiques de communication nécessitent un grand investissement en matière de veille, un renouvellement constant des publications, une grande réactivité, une parfaite cohérence entre les différents porteparole, du lâcher-prise aussi, car on ne peut plus tout contrôler dans un environnement en constante accélération… Des exigences souvent difficiles à concilier et pas toujours appréhendées par les dirigeants. »

 

Quel regard portez-vous sur les jeunes communicants ?
« Je pense qu’il est très important au sein d’un service communication de mixer les générations, au même titre que les profils ou les nationalités. Cela permet de s’enrichir des forces de chacun. La jeune génération est habituée au zapping qui parfois dérange les plus anciens, elle a moins d’interdits en matière de créativité, mais parfois elle manque d’ancrage, de mise en perspective et elle veut que les choses aillent très vite, ce qui est parfois inconciliable avec le fonctionnement des entreprises. »

 

Plutôt Diesel ou Ferrari ?
« Ça dépend. Je travaille vite pour l’opérationnel, en revanche pour les sujets de fond j’aime pouvoir — autant que possible — nourrir mes réflexions en lisant des articles, en rencontrant d’autres professionnels. »

 

Quelle image renvoyez-vous à votre équipe ?
« Ils savent que je suis exigeante, que je travaille vite sur la plupart des sujets et que j’en attends autant d’eux. Pas toujours facile probablement, mais nous avons des relations de confiance et nous échangeons beaucoup. »

 

Profil du collaborateur idéal ?
« Pour moi, l’idéal s’incarne plutôt dans le groupe, lorsqu’on peut réunir des profils variés associant créativité, sens de l’organisation et points de vue différents. Les conditions de l’efficacité sont alors réunies. »

 

Peut-on faire de la « communication toute sa vie ?
« Je pense que c’est possible, à condition d’avoir la capacité de se renouveler constamment, car elle évolue en permanence. »

 

Et si vous n’aviez pas fait de la communication ?
« J’aurais poursuivi dans l’univers du journalisme. Ou je serais devenue coach. »